Le bonjour littéraire d’un Niortais à New York

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Dans un train qui le conduisait dans le quartier de Harlem, au nord de Manhattan à New York, Jean-Michel Cohen-Solal a pris son téléphone il y a quelques jours… pour appeler la NR : « J’aimerais bien revenir à Niort pour la sortie de mon livre, retrouver mes amis et faire les librairies… »
De Fontanes à la Venise-Verte Professeur de français à New York depuis six ans, ce Niortais d’origine se rappelle au bon souvenir de ses compatriotes, au moment où il publie, en France, son second roman, « La Passion du nègre », aux Chemins du hasard. Parti à New York en juillet 2012 pour y assouvir sa passion de la musique, et plus particulièrement du jazz, Jean-Michel Cohen-Solal a vécu dix-sept années à Niort, rue de Souché, où ses enfants ont grandi.
Professeur de français, il a enseigné dans plusieurs établissements des Deux-Sèvres – Coulonges, Melle, Brioux-sur- Boutonne – et surtout à Niort, de Fontanes à Jean-Zay, en passant par le lycée de la Venise-Verte.
Il a également été formateur en didactique du français à l’Espe (Ecole supérieure du professorat) quand on parlait encore d’IUFM.
Avant son départ en 2012, il était aussi président de l’école de musique Euterpe.
Jazz et littérature A New York, il s’est empressé de former un groupe, de jouer dans des clubs et même de faire un disque. Avec Alex Layne, musicien du Cotton-club, et le photographe Michael Baumann, il co-écrit actuellement un livre sur le jazz à Harlem. Et dans son second roman, il décline les thèmes qui lui tiennent à cœur : l’exil, la fin de l’humanisme, le désenchantement.
Ces thèmes prennent les traits d’une rencontre entre un narrateur (l’auteur lui-même ?) et un écrivain américain mondialement connu atteint progressivement de la maladie d’Alzheimer. Cette pointure littéraire va demander au narrateur de devenir son nègre et de lui écrire la plus belle et ultime histoire…
S’il n’anticipe pas pour le moment un éventuel retour définitif en France, à Niort en particulier, une séance de dédicaces de « La Passion du nègre » un de ces jours dans une librairie niortaise ne serait pas pour lui déplaire : « Je serai très heureux de dédicacer mon prochain opus dans les librairies du département dès que j’en aurai la possibilité. Nous pourrions inviter mes anciens élèves, collègues et amis à venir me rencontrer… » assure le Niortais de New York.
« La Passion du nègre » de Jean-Michel Cohen-Solal, aux éditions des Chemins du hasard. Sorti le 18 mai. 15,50 €. Contact de l’auteur : jeanvi79@gmail.com, ou jeanmichelcohensolal.com

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Visite guidée de NY en Français

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Guide touristique Francophone accrédité par l’état de New York vous offre des visites privées livrées entéirement en Français. Nous proposons des itinéraires sur mesure des sites touristique les plus visités de New York mais également des visites privées personnalisées en dehors des sentiers battus.

Nous offrons des visites en VIP pour les individus, familles ou groupe de touristes qui sont intéressés. Nous visites se font soit a pied par métro, soit en voiture (SUV) ou une combinaison des deux. Nous offrons aussi des transferts aéroport-hôtel et vice versa.

Notre focus est sur le client et sur ce qu’il veut découvrir. A la différence des bus touristiques nous vous offrons des visites guidées en profondeurs sur l’histoire des monuments publiques, de la ville de New York et sur la manéire de vivre des New Yorkais. Avec nous vous verrez le vrai New York sous l’Å »il d’un New Yorkais.

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Chronique – Manhattan Marylin – Philippe Laguerre

POUR ACHETER LE ROMAN

 » Ancienne Marine en Irak, Kristin Arroyo découvre dans les affaires de son grand-père décédé – un célèbre portraitiste – des clichés inédits de Marilyn Monroe. Aidée par un photographe, elle décide de monter une exposition.

Malheureusement, rien ne se passe comme prévu : une mystérieuse organisation s’en prend à eux. Pourchassée, traquée, la jeune femme va rapidement comprendre que son destin est lié à celui de Marilyn Monroe et s’efforcer de reconstituer les derniers jours de l’égérie hollywoodienne afin de percer le mystère qui entoure sa disparition.  »

Premièrement, c’est un livre qui est coupé en six parties, qui font en général un cinquantaine de pages chacun. Les chapitres ne sont pas énormes, ce qui fait que la lecture n’est pas lassante, la lecture est du coup très rapide. Pour ma part, j’essaie de me faire un peu plus de soixante page par jour, comme ça, je prends bien le temps de réfléchir, parce que le but d’un thriller, c’est de nous faire réfléchir.

Ensuite, si vous êtes fan de New-York, de la vie la l’américaine, du mouvement militant contre les riches face aux minorités et de Marylin ainsi que des Kennedy…C’est fait pour vous, car le livre est appuyé sur la vie et la mort de Marylin, et de Bobby et John Kennedy.

C’est un thriller qui se passe après 2014 à New-York, avec Kristin qui rentre d’Irak, ancienne militaire de la Marine. Elle rentre au pays car elle ne supporte plus son métier et elle a besoin de retourner chez elle.

Elle fait partie d’un mouvement militant contre les inégalités surtout entre les riches et les moins rien, notamment les minorités. C’est le « 99% », les 1% étend les riches. Elle se fait repérer par Nathan, qui est un photographe en recherche de photo pour la galerie qu’il tient. Nathan est très intrigué et veut montrer le fond de ce mouvement, la nature, la vie du mouvement, méfiante, Kristin accepte tout de même. Elle en profite pour montrer quelques clichés qu’elle a retrouver, prisent par son grand père, Edward Pyle, célébre photographe de l’époque. Sur les clichés y prônent une Marylin Monroe, juste avant sa mort, c’est clichés qui valent de l’or. De ce fait Nathan fait appel à un expert de la fondation de Marylin Monroe. Cet expert, Michael, fait parti des 1% de la population des Etats Unis, ironie du sort, elle accepte de lui revendre. Nathan voulant étudié un peu les clichés, Michael les le lui laissent. Le soir même Nathan se fait assassiner, plus aucune photo de Marylin dans son labo. Kristin est accusé de son meurtre et Mickael est traqué par des mafieux et par le FBI. Quel est donc ce secret?

Comme je vous l’ai dis en ce moment j’ai vraiment besoin de changer mon genre littéraire, j’en ai plus que marre de lire des romances… Dit celle qui lit en parallèle la Famille d’Arsac! Fin bref. Je ne suis pas non plus quelqu’un fan de base de Marylin, cependant l’histoire en elle même, pourrait nous faire penser à n’importe quelle autre personnalité importante. On a un petit débriefing en début d’histoire qui pour ma part je pense spoile un petit peu la suite. On se doute bien de ce que Kristin va découvrir.

La lecture est tellement facile est fluide. Au début en voyant le livre, je me suis dit, « oula, c’est un bon bouquin, c’est pas écrit tellement gros, je vais le sentir passer ». Et bien non, comme quoi, les apriori. J’aime beaucoup la plume de l’auteur, c’est écrit ce qu’il faut, il n’en rajoute pas de trop, il n’y a pas de superflux. C’est un livre qui est tellement agréable à lire, tellement facile de compréhension, on est dans le mystère mais pas non plus à nous arracher les cheveux.

Si vous êtes friand de thriller qui se lit simplement, mais avec un maximum d’effet, je vous le conseil vivement, il vaut le détour!

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Les libraires indépendants new-yorkais célébrés à travers une série de portraits

Les libraires indépendants new-yorkais célébrés à travers une série de portraits

par Lisa Miquet

Le photographe Franck Bohbot est allé tirer le portrait aux libraires indépendants de Brooklyn et de Manhattan.

Avec l’arrivée des mégastores, des grands groupes, de la vente en ligne, de l’ascension des e-books et de l’explosion des loyers mensuels, il est de plus en plus difficile d’être un libraire indépendant. Et pourtant, ces commerces de proximité donnent vie à un quartier, permettent de nous faire découvrir de nouveaux auteurs, et possèdent une atmosphère singulière, bien plus chaleureuse qu’un centre commercial.

C’est donc pour célébrer ces commerçants indépendants que Franck Bohbot, photographe français basé à New York, a décidé de leur tirer le portrait. Il s’est donc rendu dans les quartiers de Manhattan et de Brooklyn, afin de recenser en images le plus de libraires possible. Sur son compte Behance, le photographe explique avoir été surpris de découvrir tant de diversité autour du commerce de livres. Il raconte :

« Leur diversité est extraordinaire, certain·e·s sont spécialisé·e·s dans la biographie, les voyages, la fiction mystère, les histoires pour enfants, le genre, la poésie, les pièces de collection, les ouvrages universitaires, la littérature afro-américaine, la culture hispanique, la cuisine et d’autres sujets encore. Et leurs espaces sont aussi très différents, d’un conteneur à Bushwick à un immeuble prestigieux dans le centre de Manhattan. Les libraires cherchent tous la même chose : partager leur passion pour les livres neufs, usagés, d’occasion ou rares. »

Pour le photographe, chaque librairie a une personnalité et une individualité propres. Cela ne dépend pas seulement des livres ou des auteurs, mais aussi de l’atmosphère du lieu en lui-même. Tirer le portrait de libraires, c’est une manière pour lui de faire celui de certains quartiers de New York par la même occasion Cette série donnera lieu à la parution d’un livre, complété d’interviews sur la profession. Un joli projet, qui met en lumière un métier peu représenté.

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C’est ce jour là, à l’ombre d’un platane sur Wall street, que furent posées les prémices de la future place financière de référence de la planète

par Jean-Marc Daniel

Le mois de mai est un des plus agréables de l’année à New York, dont le climat extrême se traduit par des hivers très froids et des étés caniculaires. Cette douceur de mai fut particulièrement marquée en 1792. Si bien que le 17, vingt-quatre financiers décident de se réunir dans un tout petit jardin, à l’ombre d’un platane, situé à la hauteur du 68 d’une rue que la municipalité de la période anglaise qui vient de s’achever a dénommée “Wall Street”. Beaucoup sont persuadés que cette rue doit son nom à un mur de protection construit pour protéger le sud de Manhattan des attaques venues du nord de l’île. En fait, c’est dans cette rue que se sont réfugiés, au XVIIIe siècle, les descendants des premiers colons, au fur et à mesure que les Anglais ont peuplé la ville. Ceux-ci ont définitivement acquis ce territoire en 1667, un territoire qu’ils se sont mis à appeler New York city. Il se trouve que les premiers colons étaient belges. C’étaient des Wallons ; si bien que la rue où ils s’installèrent a pris le nom de “rue des Wallons” que les Anglais transforment en “Wall Street”.

En ce 17 mai 1792, la réunion qui se tient sous le platane (buttonwood en anglais) de Wall street a pour but de tirer les conséquences de la naissance du dollar en tant que monnaie fédérale américaine (voir notre chronique du 4 avril). Elle débouche sur un accord (qui entre dans l’histoire sous le nom de “l’accord de buttonwood”) selon lequel le monde de la finance new-yorkaise s’engage à se retrouver régulièrement aux alentours du platane afin d’échanger les actions et obligations émises en dollars. Pour les historiens, cet accord du 17 mai 1792 est la date de naissance de la bourse de New York. C’est une date symbolique car en ce 17 mai 1792, seuls 5 titres sont côtés, dont les obligations émises par trois des anciennes Treize colonies anglaises devenues les États-Unis. Juridiquement, la bourse de New York est née plus tard, en mars 1817. Et elle n’a reçu ses statuts et son nom définitif de NYSE (New York Stock Exchange) qu’en 1863. Si la bourse de New York, devenue la place financière mondiale de référence, est désignée dans le monde entier par son adresse de Wall Street, c’est qu’elle n’a pas bougé depuis 1792.
Le ‘Wall street journal’ et le célèbre Dow-Jones

Ce qui a assuré sa renommée, c’est non seulement la force acquise par l’économie américaine, mais aussi l’apparition en 1889 d’un journal destiné à concurrencer l’anglais ‘The Economist’. Or, les créateurs, Charles Dow, Edward Jones et Charles Bergstresser, lui donnent le nom de ‘Wall street journal’. Il tire son succès à la fois de ses analyses économiques et de l’idée de Charles Dow et Edward Jones de calculer un indice retraçant de façon synthétique les cours du NYSE. Il est probable que les vingt-quatre qui conversaient paisiblement en mai 1792 sous le platane de Wall street n’avaient pas anticipé le rôle que cet indice, le désormais célèbre Dow-Jones, allait jouer dans l’histoire de l’humanité !

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un avis sur Manhattan Marilyn : un thriller se déroulant à New York

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Ancienne Marine en Irak, Kristin Arroyo découvre dans les affaires de son grand-père décédé – un célèbre portraitiste- des clichés inédits de Marilyn Monroe. Aidée par un photographe, elle décide de monter une exposition.

Malheureusement, rien ne se passe comme prévu : une mystérieuse organisation s’en prend à eux. Pourchassée, traquée, la jeune femme va rapidement comprendre que son destine est lié à celui de Marilyn Monroe et s’efforcer de reconstituer les derniers jours de l’égérie hollywoodienne afin de percer le mystère qui entoure sa disparition.

Je suis un peu mitigée vis à vis de ce roman… D’un coté, il possède de très bons points, et m’a permis de passer un très bon moment de lecture, mais d’un autre coté, quelques petites choses m’ont un peu posé problème..

Je vais commencer par les points négatifs, et aborderait les points positifs ensuite.

Tout d’abord, j’ai trouvé les personnages un peu trop stéréotypé à mon goût. L’héroïne est une ancienne militaire et du coup elle se retrouve à savoir tout faire, elle ne se laisse jamais prendre en défaut. D’ailleurs, des défauts, elle n’en a aucun.. Et même si j’étais heureuse de voir en personnage central une femme forte et capable de se débrouiller seule (loin des habituelles potiches quoi), j’ai regretté qu’elle ne soit pas un peu plus réaliste. Oui, je sais, tu vas me dire que je ne sais pas ce que je veux, et tu auras sans doute raison…

Le deuxième personnages un peu trop stéréotypé à mon goût c’est le personnage de Michael Pear. Le gars, il est beau gosse, milliardaire, gentil, attentionné, courageux, etc… Bref, aucun défaut.. A quel moment ça existe dans la vrai vie un mec pareil ?

C’est vrai que ce n’est pas grand chose. Avoir des personnages qui ne sont pas hyper réaliste ça se retrouve très souvent. Mais j’ai du mal à me mettre à la place des personnages, car ils sont beaucoup trop parfait. Et du coup, je ne me suis pas autant plongé dans l’histoire que je l’aurais voulue…

Le deuxième bémol que je souhaiterais soulevé c’est l’écriture en elle-même. Ce n’est pas aussi fluide que ce dont j’ai l’habitude. Ce qui m’a donné quelques difficultés de lecture.. Et j’ai mis un peu de temps à m’immerger totalement dans l’histoire.

Par contre, une l’immersion faite, difficile pour moi de remonter à la surface. Et c’est là que je te parle des points positifs.

Le plus gros point positif de ce roman, selon moi, c’est son intrigue ! Alors oui, des intrigues en mode théorie du complot sur la mort de Marilyn Monroe ce n’est sans doute pas la seule. Mais pour le coup je l’ai trouvée très bien ficelée. Et comme je suis une fan des théories du complot, il ne m’en fallait pas plus ^^

Une fois le récit lancé et que l’on se retrouve dans l’action à proprement parler, tout s’enchaîne très vite ! Et l’auteur à une manière très intéressante de nous montrer différents points de vue à quelques minutes d’intervalles. Il lui arrive même de nous montrer une même scène d’action, vu par différents protagonistes. Et il fait ça, sans que ce soit brouillon, ou qu’on soit perdu ! J’ai adoré !

Quant aux personnages, même s’ils sont trop parfait pour être réaliste, ils n’en restent pas moins attachant. Et je dois bien avouer que j’ai versé une petite larme à 1 ou 2 reprise au cours de ma lecture.

Dernier petit point, les chapitres sont très court, ce qui permet d’ouvrir le livre même si l’on a que 5 minutes devant soi. Personnellement j’aime beaucoup quand les chapitres sont courts, ça me permet vraiment de lire n’importe quand, sans avoir besoin de me caler un moment de lecture.

Donc voilà, comme je te l’ai dis au début, malgré quelques bémols, ce roman a été une bonne découverte, et un très bon moment de lecture.

L’as-tu déjà lu ? Qu’en as-tu pensé ?

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Le Plaza Hotel de New York change de mains

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e Plaza Hotel de New York, véritable institution de la grosse pomme et tableau de nombreux films hollywoodiens, va prochainement changer de mains. Actuellement géré par le français Accorhotels et détenu, entre autres, par le prince et milliardaire saoudien Al-Walid Ben Talal, le légendaire établissement devrait prochainement être racheté par Shahal Khan, à la tête de la société White City Ventures basée à Dubaï, et l’investisseur Kamran Hakim. Coût de l’opération : 600 millions de dollars, soit près de 500 millions d’euros. « Le Plaza est unique mais personne n’en a jamais fait une marque mondiale, a déclaré Shahal Khan. « Je cherche maintenant un endroit, peut-être la Chine, peut-être un lieu en Europe, mais je pense qu’il serait bien aussi de faire le seul autre Plaza à Abou Dhabi ou à Dubaï ». Des plans qui pourraient être concrétisés d’ici 2020, a souligné l’homme d’affaires. En attendant, la transaction concernant l’acquisition du Plaza Hotel devrait être finalisée le 25 juin.

Inauguré en 1907 et situé à l’angle entre la 59e rue et la mythique 5e avenue, face à Central Park, le Plaza Hotel a plusieurs fois changé de mains au cours de son histoire. Racheté par Conrad Hilton, fondateur de la chaîne d’hôtels Hilton, en 1943, puis revendu à l’homme d’affaires Roger Sonnabend deux ans plus tard, l’établissement était devenu la propriété de Western International Hotels en 1975. En 1988, l’hôtel était passé aux mains de Donald Trump pour 390 millions de dollars, avant de devenir tour à tour propriété de CDL Hotels et du prince saoudien Al-Waleed bin Talal, de El Ad Properties puis de Subrata Roy depuis 2012. Confronté à des démêlés avec la justice, l’homme d’affaires indien cherchait à se séparer du Plaza depuis l’an dernier.

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New York en dix regards

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Marilyn Bridges, Langdon Clay, Larry Fink, Seymour Jacobs, Clemens Kalischer, Michael Kenna, Edward Steichen, Alfred Stieglitz et Michel Vanden Eeckhoudt : autant de points de vue sur une ville mythique, présentés à Ixelles.

uatre personnages évoluant dans le Coney Island des années 1950 dans Wonder Wheel , le dernier film de Woody Allen actuellement au cinéma ; Brooklyn et Manhattan déclinés en quatre versions d’un même destin, des années 1940 aux années 1960, au fil des mille pages de 4321 , le colossal roman de Paul Auster paru en français le mois dernier : New York est partout, toujours, incontournable phare dans la nuit atlantique, dont l’histoire est intimement mêlée à celle de la modernité et donc, du cinéma et de la photographie.

C’est cet angle ô combien séducteur et efficace qu’a choisi Alain D’Hooghe pour une exposition collective qui ne manque pas de charme : la ville « la plus photogénique au monde » selon le galeriste est aussi statistiquement la plus photographiée – devant Rome, Barcelone et même Paris ! « Exubérante, irréelle, excessive, trépidante, parfois impitoyable, New York semble familière même à ceux qui n’ont jamais foulé son bitume. Ce paradoxe est le fait du cinéma, de la littérature, de la musique populaire. Et de la photographie. Quels que soient nos origines, notre âge, nos goûts, notre parcours, nous “ connaissons” New York », déclare-t-il.

Et pour rappeler cet ancrage historique, l’exposition offre une rare sélection de photogravures extraites de la revue Camera Work, publiée par Alfred Stieglitz (1864-1946) au tout début du XXe siècle : figurent l’emblématique « Flatiron Building » immortalisé dans la brume par Edward Steichen (1879-1973) en 1904 ainsi que cinq vues de « Big Apple » par Stieglitz lui-même, dont une icône de l’histoire de la photographie, The Steerage (L’entrepont), à la croisée du courant pictorialiste et d’un modernisme précoce tirant vers le cubisme.

Michael Kenna (né en 1953) et Marilyn Bridges (née en 1948) nous immergent également dans le bâti new-yorkais avec les inlassables promenades de l’un, paysagiste anglais qui livre ses points de vue inédits sur la ville, et les vues aériennes de l’autre : Bridges a réalisé toutes ses vues depuis des petits avions monomoteurs ou, plus rarement, des hélicoptères, offrant un point de vue inhabituel et vertigineux sur les gratte-ciels les plus fameux de Manhattan !

Portraits d’inconnus

New York, c’est aussi – et peut-être avant tout – sa foule bigarrée, témoignant d’une histoire de l’immigration que la littérature et le cinéma n’ont pas non plus manqué de sublimer. Déjà montré par la Box Galerie en 2015, Larry Fink (né en 1941) a démarré sa prestigieuse carrière à New York, emménageant à Greenwich Village, au sud de Manhattan, à la toute fin des années 1950. Épicentre de la contre-culture, le Village lui ouvre alors les portes du jazz, de la drogue et de la poésie alternative : Fink s’y lie d’amitié avec une bande de marginaux rassemblés autour de la figure de Turk LeClair. Attachés au langage corporel et fascinés par les codes sociaux, les clichés qu’il expose cette fois-ci nous ramènent à la fin des années 1970, dans l’ambiance du Studio 54.

Dans le sillage de Diane Arbus, Seymour Jacobs (1931-1999), natif de Coney Island, s’est quant à lui attaché à saisir sans relâche la plage de Brighton, l’une des plus populaires de Brooklyn – une démarche remarquée de ce côté de l’Atlantique, avec entre autres une exposition au Musée de la Photographie à Charleroi. La série exposée ici est inédite : réalisée dans un dancing de Coney Island, elle met en scène des personnages qu’on pourrait croire tout droit sortis d’un film de Martin Scorsese ou de John Cassavetes – des hommes et des femmes en lutte avec la vanité, le désir et la peur de vieillir : « Jacobs les observe avec une empathie et un sens du tragique qui constitue le fil rouge de toute son œuvre », déclare Alain D’Hooghe.

Citons enfin les clichés empreints de poésie du Belge Michel Vanden Eekchoudt (1947-2015) et les étonnants « portraits » nocturnes réalisés par Langdon Clay (né en 1949), qui s’est servi de l’éclairage public pour mettre en scène le chrome et l’acier des voitures arées le long de trottoirs déserts – autant de symboles de l’Amérique du XXe siècle qu’on se surprend parfois à la regretter.

« New York New York », jusqu’au 17 mars, Box Galerie, du mercredi au samedi de 12 à 18h, 102 chaussée de Vleurgat, 1050 Bruxelles, 02-537.95.55, www.boxgalerie.com

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