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Victime de son succès, le métro de New York au bord de l’asphyxie

ActualitéMonde Par AFP , publié le 22/05/2016 à 15:38 , mis à jour à 15:38

New York – La fréquentation du métro de New York, l’un des plus anciens au monde, ne cesse d’augmenter, au point de placer certaines lignes au bord du chaos et de pousser la régie des transports à une course contre la montre.
A Brooklyn, des passagers prennent le métro dans l’autre sens le matin, simplement pour avoir une chance de monter à bord quelques stations en amont et de se rendre à Manhattan.

La capacité des rames est pourtant supérieure de plus de moitié à celles du métro parisien.

« J’ai vu deux femmes se tirer les cheveux après s’être rentré dedans », raconte Ana Fernandez, reconnaissant néanmoins que les altercations sont rares.

Dans certaines stations, il arrive même de devoir attendre pour accéder au quai, inaccessible car noir de monde.

« Parfois, je dois laisser passer plus d’un train » avant de pouvoir monter, explique Cynthia Martinez, qui vient de laisser passer une rame de la ligne 6, bondée.

« Nous sommes victimes de notre succès », résume Kevin Ortiz, porte-parole de la régie des transports de New York, la Metropolitan transportation authority (MTA).

Quelque 1,76 milliard de trajets ont été effectués en 2015 dans le métro new-yorkais, un record depuis 1948 et une hausse de 61% en 20 ans.

La population nette de la ville a augmenté de près d’un million depuis 1994, et la délinquance dans le métro s’est effondrée d’environ 90% depuis son plus haut au début des années 1990.

Depuis 1981, 115 milliards de dollars ont été investis pour remettre à niveau le réseau qui était, à l’époque, « en état de décomposition », selon M. Ortiz.

« Le système est en bon état. Les trains sont sûrs et propres, et les pannes sont rares. La surpopulation est davantage source de problèmes », observe David King, professeur d’urbanisme à l’université Columbia.

La fermeture possible pour 18 mois de travaux du tunnel de la ligne L, qui relie le quartier tendance de Williamsburg à Manhattan, pourrait faire monter encore d’un cran la tension.

Au coeur de la fourmilière, les lignes 4, 5 et 6 –qui circulent sur le même axe ferroviaire– sont plus fréquentées que la totalité des réseaux de Chicago, Boston et Washington réunis.

« Je pars plus tôt, avant le +rush+ », explique Mme Fernandez, qui emprunte ces fameuses lignes et s’astreint à être sur le quai avant 08H30.

Et les retards, en augmentation selon un récent rapport du New York State Comptroller, ajoutent à la situation.

Pour la MTA, ils sont en bonne partie dus aux travaux sur les voies, car le métro circule 24 heures sur 24.

– Technologie à la rescousse –

« C’est clairement un défi de faire face à cette demande croissante », reconnaît M. Ortiz, expliquant que la MTA « prend des mesures (…) à court et long terme ».

Toutes ses rames sont actuellement utilisées et les deux commandes passées ne feront que remplacer du matériel existant, explique-t-il.

La régie travaille notamment à la conception d’un train sans séparation entre voitures, pour en augmenter la capacité.

Et elle équipe progressivement des lignes du Communications-Based Train Control (CBTC), un système de contrôle automatique permettant de situer chaque train sur les voies et d’en faire circuler davantage.

A plus long terme, New York a engagé un chantier gigantesque pour prolonger la ligne Q sur la deuxième avenue et ainsi délester les lignes 4, 5 et 6. La livraison de la première tranche est prévue en décembre, mais le projet se poursuivra bien après 2020.

Mais certains pointent aussi du doigt la croissance effrénée de certains quartiers de Brooklyn, où des tours remplacent des immeubles de deux étages.

« Ils construisent trop, sans avoir de plan pour les infrastructures, que ce soient les transports, les écoles, ou le reste », s’insurge David Dobosz, enseignant retraité qui vit à Brooklyn.

« Il doit y avoir une collaboration plus étroite entre la ville et nous, pour nous assurer que nous répondons bien à ces besoins », reconnaît M. Ortiz.

La popularité inédite des transports publics n’est pas l’apanage de New York. San Francisco, Washington et Chicago ont ainsi lancé de grands projets pour améliorer leurs métros respectifs.

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Philippe Laguerre, l’Appaméen amoureux de New York

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Philippe Laguerre est un auteur appaméen, avec une vingtaine de livres à son actif depuis 1990. Il nous présente son dernier livre Manhattan Marylin, paru le 19 mai dernier.

Décembre 2010 : Michael, amène ses parents pour passer le réveillon à New York. C’est le coup de foudre pour l’auteur ariégeois. «Ce fut un cri d’amour pour cette ville, je suis tombé immédiatement amoureux de New York et de Times Square». Il n’en fallait pas plus à Philippe Laguerre pour savoir sur quoi aller porter son prochain roman, accompagné d’une touche féminine, Marylin Monroe, «un personnage mythique connut dans le monde entier». Son livre «Manhattan Marylin», raconte l’histoire d’une ancienne Marine en Irak, qui découvre dans les affaires de son grand-père un portrait de Marylin Monroe. Plus tard la jeune femme comprendra que son destin est lié à l’ancien mannequin. Fait intriguant dans ce thriller, Marylin est vivante et, connaît le dernier secret de Kennedy, homme avec qui elle eut des relations très rapprochées dans les années soixante.

La genèse : Après un premier livre sur New York, dans le style «guide de voyage» qui n’avait pas trouvé son public, Philippe Laguerre s’est donc tourné vers son style favori : le thriller.

Plus de 10 000 livres dans sa collection

«Ma passion de l’écriture me vient du fait qu’en étant jeune je lisais beaucoup, à l’époque on n’avait pas Internet ni les jeux vidéo. Il y a trois ans j’avais plus de 10 000 livres dans ma collection personnelle. Heureusement que le numérique est arrivé, au moins ils contiennent tous dans une clé USB» explique l’auteur dont l’amour pour la lecture, devient une passion à l’âge de 18 ans. l’âge où «il veut faire comme les auteurs». Il prend alors un pseudo américain pour signer ses livres : c’est Philippe Ward. Philippe pour son vrai prénom et Ward pour l’affaire Charles Dexter Ward d’Howard Lovercraft. Une manière de mélanger son identité et sa passion. Bien que son penchant pour le fantastique, la science-fiction et la «fantasy» le dévore, il n’en oublie pas pour autant ses origines ariégeoises. En effet, il a écrit plusieurs livres sur le département, l’un sur l’introduction des ours dans les Pyrénées, l’autre sur le trésor de Montségur (coécrit) ou encore un ouvrage sur les équipes de rugby de Perpignan. Bref, un large éventail de passions. Philippe Laguerre est aussi éditeur, toujours par «passion» : il reçoit environ 300 manuscrits de science-fiction par an et en publie une dizaine. Une facette de plus ajoutée à cet auteur jamais avare d’histoires à raconter et de sujets où tremper sa plume.

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Le roman Manhattan Marilyn disponible sur amazon

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En découvrant dans les affaires de son grandpère décédé des clichés inédits de Marilyn Monroe, l’exmarine Kristin Arroyo ne se doute un instant pas qu’elle va plonger dans les ennuis jusqu’au cou.
Son associé est tué et elle-même n’échappe à la mort que d’extrême justesse.
Pourchassée, traquée, la jeune femme va rapidement comprendre que son destin est lié à celui de Marilyn Monroe et s’efforcer de reconstituer les derniers jours de l’égérie hollywoodienne et percer le mystère qui entoure sa disparition…

AUTEUR(S)

Philippe Laguerre est né à Bordeaux à la fin des années 50. Installé dans l’Ariège, il aime regarder de vieux films, lire des romans policiers et voyager à travers le monde. Avec Manhattan Marilyn, il nous livre un thriller historique passionnant et une vision lucide des États-Unis sous la présidence d’Obama.

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un avis sur Manhattan Marilyn

CRITIQUE DE FANTASIO (FACEBOOK)

MANHATTAN MARILYN de Philippe Laguerre. (Éditions Critic)
« L’idée lui était venue soudain : elle devait mourir pour ne pas mourir. Comme une mort de cinéma. »
Ancienne Marine en Irak, Kristin Arroyo découvre dans les affaires de son grand-père décédé – un célèbre portraitiste – des clichés inédits de Marilyn Monroe. Aidée par un photographe, elle décide de monter une exposition.
Malheureusement, rien ne se passe comme prévu : une mystérieuse organisation s’en rend à eux. Pourchassée, traquée, la jeune femme va rapidement comprendre que son destin est lié à celui de Marilyn Monroe et s’efforcer de reconstituer les derniers jours de l’égérie hollywoodienne afin de percer le mystère qui entoure sa disparition.
Une légende mondiale, des photos mystérieuses, une société secrète toute puissante, une invention fabuleuse, la mafia, le FBI, un milliardaire sympathique et une jeune ancienne soldat plutôt paumée devenue une cible malgré elle…. tout est réuni pour un thriller passionnant. Et c’est effectivement le cas.
Je dois avouer que je suis souvent agacé par les polars, de plus en plus nombreux, écrits par des français, dont l’action se déroulent aux États-Unis avec des protagonistes américains et qui multiplient souvent les détails et anecdotes « typiques »pour bien prouver que l’écrivain maîtrise bien son sujet. Mais pour ce livre avec ce thème, il aurait été vraiment difficile pour l’auteur de situer son roman au fin fond des Vosges ! D’ailleurs à part quelques lieux communs sur New York (Central Park, poumon de New York, facilité de circuler grâce aux rues et avenues en « damier », etc.), banalités presque obligatoires mais vite expédiées, l’action démarre pratiquement tout de suite et ne faiblira pas tout au long du roman.
Manhattan Marilyn est un thriller « à l’ancienne » (ce n’est pas péjoratif). C’est à dire qu’on n’y trouve ni sexe, ni ultra-violence même si ceux-ci sont suggérés. C’est donc un livre passionnant, bourré d’actions, de rebondissements et de révélations, un chouette roman de détente, avec un sujet original et qui se lit, non, qui se dévore comme on peut regarder un bon film de suspense. Et surtout on sent bien que Philippe Laguerre est passionné par son sujet. Et, faire côtoyer dansla même histoire une icône du cinéma comme Marilyne Monroe et des hommes-taupes (des SDF) est à la fois gonflé et vraiment dépaysant. Et ça fonctionne parfaitement !
Un bouquin qui offre quelques heures de bonne distraction. Que demander de plus ?

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