Archives mensuelles : octobre 2015

Dormir dans un taxi new yorkais

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Le bon plan Airbnb de la semaine : une nuit dans un yellow cab à New York

Par Pauline Pellissier 20 oct. 2015 – 14h57

Après un grand chalet dans les Alpes, une nuit dans les catacombes parisiennes ou une wishlist pour célébrer son mariage, notre coup de cœur hebdo s’est porté sur un taxi jaune new-yorkais aménagé en (petite) chambre pour la nuit.

C’est quoi ? Cet iconique yellow cab new-yorkais (en format van tout de même) qui a transporté des passagers jusqu’en 2002, a ensuite été transformé en chambre pour les hôtes de passage grâce à l’ajout d’un grand lit, d’oreillers et de couverture confortable.

C’est où ? La voiture est stationnée dans le centre de New York, au bord de l’East River, dans le quartier de Long Island City (dans le Queens), juste en face de Manhattan. On peut d’ailleurs emprunter un drôle de téléphérique pour rejoindre Manhattan ou bien le train qui met 10 minutes pour atteindre Time Square.

C’est pour qui ? Pour les amateurs d’expérience insolite qui ne s’offusqueront pas de se passer provisoirement de toilettes et de salle de bain. (Apparemment on peut quand même aller se « rafraichir » au café le plus proche).

Combien ça coûte ? Comptez 79 dollars la nuit (soit 69 €), avec les frais de ménage et de service Airbnb inclus. La nuit d’Halloween est (pour l’instant) encore dispo à ce prix.

Pourquoi on aime ? Pour la vue sur Manhattan au réveil, pour la déco et la housse de couette assortie au thème et pour le prix plutôt raisonnable pour une nuit à New York.

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Des artistes français à New York

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2015/10/18/nancy-des-artistes-investissent-les-rues-de-new-york

Souvenez-vous. Nous sommes en mars 2014. Au lendemain des élections municipales, deux cents invités envahissent la place Stanislas. 50 lits, autant de matelas, de couettes, une centaine d’oreillers, 50 tables et 200 chaises sont installés. Pas un soulèvement. Juste une création artistique. L’œuvre du collectif nancéo-messin Boijeot-Renauld-Turon. Un collectif qui n’en est pas à son coup d’essai. Le squat dans le hall du Centre Pompidou Metz, c’est lui. Le maire de Nancy qui couche dans la rue en septembre 2014, c’est lui aussi. De faux tracts politiques à l’effigie d’André Rossinot et de Jean-Marie Rausch, c’est encore lui. De faux avis de disparitions placardés dans une vingtaine de villes, c’est toujours lui. Et c’est lui qui vient d’installer des lits dans les rues de New York.

Ces artistes de rue lorrains n’ont pas manqué de susciter la curiosité dans la Grosse Pomme. Plusieurs journaux et revues ont évoqué cette création dont l’objectif est de se confronter à la réalité, à l’ordre, et de permettre aussi une réappropriation du domaine public par la population. Nous avons cherché à les contacter pour évoquer cette création, mais « au vu du peu d’engagement de notre ville et de notre région à nos côtes, nous ne désirons pas que cette action apparaisse dans la presse locale », nous ont-ils fait savoir. Si on peut comprendre leur motivation, nous n’avons pas souhaité les écouter car leur création sur l’espace public a du sens. Et il est intéressant de voir comment outre-Atlantique elle est perçue. La presse, on vous la fait courte, adore. D’abord parce que des frenchies qui plantent des tables et des chaises dans la rue et sur les principaux spots à Broadway, comme à Times Square ou Colombus Circle, ça le fait. Et puis, l’œuvre est source d’échanges. Avec les forces de l’ordre qui, à lire plusieurs revues, les ont délogés à plusieurs reprises. Avec la population surtout. Leurs tables, leurs chaises, les New- Yorkais les ont adoptées la journée pour s’asseoir, taper la discussion au p’tit déj, jouer aux échecs de manière impromptue.

Selon le New York Times, « ils travaillent en collaboration avec Brooklyn Street Art, un blog qui prend en charge les créations urbaines et financent également le projet avec des subventions et avec l’argent gagné de leur entreprise de conception de meubles, 2M26. Leur mission est d’encourager les New-Yorkais à ralentir, prendre une tasse de café, parler à quelqu’un de nouveau et peut-être même faire une sieste l’après-midi. »

Une vraie communion s’est créée avec la population. Des habitants leur ont apporté de la nourriture. Certains leur proposent de se doucher chez eux et toujours selon le New York Times, Laurent Boijeot, 34 ans, et Sébastien Renauld, 33 ans, ont été surpris par le grand nombre de New-Yorkais venus leur parler en français.

Alexandre POPLAVSKY

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un quartier écologique

http://www.batiactu.com/edito/hudson-yards-futur-eco-quartier-new-york-42394.php

Hudson Yards, le futur éco-quartier de New York

Un espace « vert » de 1.2 million de mètres carrés en plein cœur de Manhattan. Voilà le projet monumental qui s’apprête à sortir de terre d’ici à quelques années, qui sera composé de gratte-ciel de bureaux, d’hôtels, de logements, de centres de shopping, de restaurants, et surtout d’un immense parc public. Certifié LEED, le projet d’Hudson Yards, entièrement privé, préfigure l’éco-quartier des grandes métropoles.

Vingt-quatre millions de personnes devraient visiter Hudson Yards chaque année. C’est l’objectif visé par les promoteurs de ce que sera, selon eux, le plus grand projet privé des Etats-Unis et le plus vaste dans New York depuis le Rockfeller Center.

Plus d’un millions de mètres carrés dédiés aux bureaux, logements, hôtels, sports, culture, shopping… Entre tours et espaces verts, le projet Hudson Yards est unique à ce jour. Ce complexe entièrement connecté novateur à New York est également construit sous certification LEED «Leadership in Energy and Environmental Design». Récupération d’eaux de pluie, système de chauffage-rafraîchissement, ventilation, diversité de la faune et de la flore…

L’objectif: réduire de 30% la consommation d’énergie par rapport une construction classique. La Metropolitan Transportation Authority (MTA), qui gère l’ensemble des transports en commun sur la ville de New York, a rallongé la ligne de métro numéro 7, afin qu’elle aille jusqu’au cœur de l’écoquartier. Mais l’opération va plus loin que le simple rallongement des transports, signale Le Figaro. L’implantation géographique de l’Hudson Yards doit inciter à se déplacer de manière durable. Ce complexe devrait devenir le départ ou l’arrivée de la High Line, l’allée piétonne et végétalisée la plus connue de New York.

Le développement de Hudson Yards devrait générer plus de 23.000 emplois.

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Hockey : New York Rangers

Les NY Rangers ramènent les Chicago Blackhawks sur terre

Le 08/10/2015 à 07:06:00 | Mis à jour le 08/10/2015 à 07:34:17

Chicago, champion en titre, est tombé à domicile d’entrée face aux New York Rangers (3-2). Montréal s’est imposé face à Toronto (3-1) avec un doublé de Max Pacioretty.

Le match : Chicago Blackhawks – New York Rangers, 2-3

A peine la bannière de champions de la saison dernière était-elle dévoilée sous le toit du United Center au cours d’une longue cérémonie que les Chicago Blackhawks ont eu une confirmation. Détenir la Coupe Stanley n’apporte aucune garantie quand la saison suivante débute. Les New York Rangers l’ont prouvé en s’imposant 3 buts à 2 après avoir eu l’avantage au score pendant plus de 56 minutes sur les 60 du match. Oscar Lindberg, un rookie, avait ouvert le score après 1’43 de jeu. Et puis Kevin Klein a redonné l’avantage aux Rangers (2-1, 17e), deux minutes après l’égalisation d’Artemi Panarin. Derek Stepan (20e) a donné deux buts d’avance aux Rangers qui ont résisté jusqu’au bout au retour des Blackhawks revenu à 3-2 dès la 27e minute mais incapables d’égaliser à nouveau face à Henrik Lundqvist (32 arrêts).

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Foot : New York Red Bulls

L’Impact s’incline 2 à 1 face aux Red Bulls de New York

Dave Lévesque

Mercredi, 7 octobre 2015 21:28

MISE à JOUR Mercredi, 7 octobre 2015 21:34

HARRISON, N.J. | L’Impact a connu une première demie atroce dans laquelle il a accordé deux tirs de pénalité et reçu un carton rouge après 15 minutes pour finalement s’incliner 2 à 1 face aux Red Bulls de New York devant 14 961 spectateurs, hier.
Après les deux tirs de pénalité des Red Bulls en première demie, l’Impact a profité d’un retour d’ascenseur peu après l’heure de jeu.
« Je ne suis pas content de notre début de match. On a commencé sur les talons et c’est très risqué. » – Mauro Biello
Didier Drogba a ainsi marqué son 8e but de la saison pour réduire l’écart à 2 à 1, mais c’était trop peu, trop tard.
Les frères Shaun et Bradley Wright-Phillips ont failli augmenter l’avance des Taureaux en frappant chacun un poteau dans les vingt dernières minutes.

Demie catastrophique
Le match s’est joué en première demie alors que l’Impact a accordé deux tirs de pénalité et a perdu un joueur sur l’un d’eux.
«Je ne peux pas accepter qu’on commence un match comme ça. On veut être dans les séries et 15 minutes comme ça à l’extérieur ce n’est pas bon», a déploré Mauro Biello qui a piqué une sainte colère dans le vestiaire.
Ambroise Oyongo l’a prouvé avec la crampe au cerveau de l’année lorsqu’il a volontairement empêché le ballon de pénétrer dans le filet avec sa main après un arrêt d’Evan Bush.
Oyongo a reçu un rouge pour son geste et a donné un tir de pénalité aux Red Bulls sur un plateau d’argent que Sacha Kljestan a converti à la 16e minute.
Mais soyons honnête, si Laurent Ciman avait bien lu la course de Kljestan sur le début de la séquence, rien de tout cela ne serait arrivé.
Ça se poursuit
Les déboires de l’Impact étaient loin d’être terminés.
Complètement débordée, la défense montréalaise a pris l’eau de toutes parts.
À la 27e minute, Donny Toia a fait trébucher Lloyd Sam, ce qui a mené à un second pénalty pour New York.
Avant le tir, Didier Drogba a décidé d’aller retirer le ballon du bouton de tir, ce qui a provoqué une altercation avec Kljestan.
La manœuvre de déconcentration a fonctionné puisque le tir faible de l’Américain a facilement été arrêté par Bush.

Panique
Mais Bush n’a pas été parfait puisque dans un vent de panique, il a effectué une mauvaise sortie devant Bradley Wright-Phillips en fin de demie.
Son tir a été stoppé en défense, mais Sam a récupéré le retour pour tirer dans une cage déserte pour marquer son 10e de la saison à la 39e.
Sur la séquence, la panique s’était emparée du bloc défensif et plus rien ne tenait la route.

Sans Piatti
Soudainement, les matchs en main dont on parlait tant se sont envolés avec les points qui venaient avec.
L’Impact ne dispose plus que d’un seul match en main et il sera disputé samedi, dans l’altitude de Denver, avec un seul jour de repos puisque l’équipe aura passé la journée d’aujourd’hui en déplacement.
«Présentement on est dans les séries et chaque match est un match de séries», a rappelé Biello.
Et tout ça s’est passé sans Ignacio Piatti. Il s’est entraîné avec le FC Montréal en matinée avant de rejoindre l’équipe à New York.

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le métro newyorkais en ruine

cliquez ici pour voir la photo

Par Stéphane Lauer (New York, correspondant)

ettre de New York. Le photomontage est assez ravageur. De l’une de ces rames de métro du New York des années 1980, rouillées et couvertes de graffitis, le maire actuel, Bill de Blasio, passe une tête par la portière en conducteur insouciant. Le tout est barré d’une question en gros caractères : « Où est-ce que vous nous emmenez ? » A l’origine de cette publicité parue lundi 28 septembre dans la presse locale : le syndicat Transport Workers Union, qui accuse M. de Blasio de faire replonger la ville dans ses heures sombres, à l’époque où le réseau de transport en commun était complètement délabré.

Cette interpellation n’est que le dernier épisode d’un affrontement entre la ville et l’Etat de New York pour que chacun prenne sa part de la réfection du métro new-yorkais. Sur la trentaine de milliards de dollars d’investissements prévus dans le budget 2015-2019, il en manque encore la moitié. Tandis que le ticket est passé de 2,5 à 2,75 dollars (2,40 euros) en mars, le gouverneur de l’Etat, Andrew Cuomo, est prêt à contribuer au budget à hauteur de 8,3 milliards de dollars à la condition que la ville mette sur la table 3,2 milliards.

Le problème, c’est que Bill de Blasio a d’autres priorités, comme la généralisation des maternelles et un ambitieux programme de construction de logements sociaux. Le maire estime en outre qu’il a déjà fait des efforts en portant sa contribution à la Metropolitan Transportation Authority (MTA), la structure qui gère entre autres le métro…

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/10/01/l-impossible-renovation-du-metro-new-yorkais_4780363_3222.html#JEGv1IYLSVi7gYXz.99

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un avis sur Dimension New York

http://leslecturesdelonclepaul.over-blog.com/2015/08/dimension-new-york-1-retrobabylon-recueil-collectif-de-nouvelles.html

Découvrez New-York comme jamais vous ne l’avez vue, ni même imaginée, sauf peut-être en rêve. A l’instar de cette mégapole hétéroclite construite comme un patchwork multiculturel d’ethnies vivant plus ou moins en symbiose, ce recueil se veut éclectique, historique, fantastique, anticipatif, uchronique, ou tout simplement la relation de la vie quotidienne de ses habitants, de ses touristes et bien avant eux de ceux qui l’ont envahie.

Des images qui collent à nos yeux, ces gratte-ciels immenses, Central Park ou encore Harlem, foyer de la culture afro-américaine et ancien ghetto devenu un quartier bourgeois une enclave de Manhattan, le Bronx, réputé pour être le quartier le plus dangereux, Brooklyn, le Queens et Staten Island qui inspira bon nombre d’écrivain de fantastique.

Alors parmi tous ces textes, j’ai choisi de vous en présenter quelques-uns, représentatifs de la diversité du recueil.

Connaissez-vous l’origine du nom Manhattan ? C’est ce que nous révèle Philippe Lemaire dans Chronique Manna-hata. A l’origine une peuplade d’Amérindiens, alors nommés Indiens pour les raisons historiques que l’on connait, vivait dans cette île. Seulement les Hollandais s’y installèrent, s’abritant derrière des palissades et l’endroit devint Nouvelle-Amsterdam. Chogan apprend à son neveu Achak que les hommes blancs sont morts de peur, car il y aurait des morts-vivants. Il parle même d’un certain Radu Dracula et d’Alexandru Farcau, des envahisseurs venus du Pays-par-delà-la-forêt, de l’autre côté de la grande mer.

Profitons-en pour effectuer un bond en avant avec François Darnaudet qui revisite la Légende du Cavalier sans tête, un texte écrit par Washington Irving en 1819-1820. Un texte fondateur devenu sous la plume de Darnaudet Retour à Sleepy Hollow mais dont l’épilogue est étonnant puisque ancré dans la fin du vingtième siècle.

L’arrivée au port de Manhattan, le 13 juillet 1863, n’est pas celle qu’escomptaient les cousins Steph et Léo, en provenance directe de Belfast, à bord d’un cargo. Leur petit pécule s’est réduit, le capitaine s’étant montré plus exigeant quant au prix de la traversée que lors de leur embarquement. Ils désirent se rendre en Colombie Britannique, la fièvre de l’or les attirant. Mais pour se rendre au Canada, tout à l’Ouest, ce n’est pas une mince affaire, et les transports coutent chers. C’est ainsi que Steph et Léo découvrent, sous la plume de Patrick Planès cette ville en ébullition, avec ses immigrants, Irlandais, Chinois et les Noirs qui arrivent, la Nigger War, ou guerre de Sécession, les incitant à se rendre dans le Nord. La conscription requiert des jeunes hommes entre vingt et trente-cinq ans, jusqu’à quarante-cinq pour les célibataires. Mais ils découvrent également le racisme, les Américains de fraîche date vitupérant déjà contre les envahisseurs et surtout les Noirs qui leur prennent leur travail alors qu’ils sont obligés d’aller guerroyer. Brisants New-Yorkais tel est le titre de cette nouvelle qui mériterait d’être développée en roman.

Toujours dans le domaine historique, proche cette fois, Jean Mazarin nous entraîne dans une forme d’uchronie intitulée Adieu, Général. Imaginez que le Japon soit sorti vainqueur de la confrontation qui l’opposait aux USA lors de la Seconde Guerre Mondiale. Charlène est journaliste depuis cinq ans au New-York Star, un hebdomadaire. Elle doit ramener un entretien avec le général Mac Arthur, le seul grand militaire encore vivant selon son rédacteur en chef. Un chauffeur de taxi Asiate la dépose à la tour Sud du Waldorf et, munie de papiers en bonne et due forme, elle est conduite à l’appartement du général qui possède un valet, l’amiral Nimitz.

Cathy Coopman : La dogwalkeuse. Comme son titre l’indique, la protagoniste principale se fait un peu d’argent en promenant le chien d’une dame trop occupée pour le faire elle-même. Shana, irlando-parisienne, productrice de films, fait une coupure à New-York déçue par l’infidélité de son amant. Elle s’est installée dans le Queens chez un ami et ce petit boulot lui sert également de dérivatif. Pendant ce temps, de l’autre côté de l’Hudson, un homme promène son chien, attrape au vol une femme qui manque s’étaler sur le bitume à cause de sa petite chienne. Les deux humains font connaissance de même que les deux canidés, mais pas de la même façon. Seulement comme le constate Mira à Mitch, qui déclare préférer la compagnie des hommes : dix femmes célibataires pour trois hommes, et sur ces trois hommes, une chance sur deux que l’un d’entre eux soit gay. Mira appelle cela de la chance, moi je dirai plutôt un risque, mais c’est elle qui voit après tout. Bon de toute façon ceci ne nous regarde pas, signalons que Mitch et Mira vont faire la connaissance de Shana. Pour la suite reportez-vous au recueil.

Jean-Marc Lofficier met en scène la magicienne Sibilla, héroïne des bande dessinées Hexagone (même éditeur) à Tribica, un quartier du bas-Manhattan, repaire d’artistes et de célébrités. D’où le titre évident de Sibilla à Tribica. Et le narrateur n’est autre que Marty Trumbull, agent immobilier, propriétaire de la meilleure agence. Enfin l’une des meilleures, selon lui. Un penthouse lui reste sur les bras à cause d’une mauvaise réputation. Les précédents locataires auraient disparus mystérieusement.

Meddy Ligner revisite un mythe new-yorkais et cinématographique dans Quand King Kong débarqua à New-York. Tocard, tel est le surnom donné à ce gamin de dix ans par son père. D’ailleurs sa mère n’est pas mieux lotie puisqu’elle a hérité de celui de la Niaise. Son mari passe son temps à la tabasser, ce qui n’est pas une démonstration d’affection. Tocard se réfugie dans la lecture de ses pulps. Jusqu’au jour où l’arrivée du Roi Kong est annoncée à bord d’un cargo. L’animal est confiné dans une cage immense et Tocard peut l’apercevoir à travers une grille. Lorsque leurs regards se croisent, il en résulte comme une télépathie et un échange de sympathie dans leur malheur.

Pierre A. Sicard nous montre dans 25Ȼ qu’un bienfait n’est jamais perdu malgré ce que peuvent penser les égoïstes, et en dépit de cette date fatidique que fut le 11 septembre 2001. Une histoire ricochet qui débute par une pomme offerte par un vieil épicier immigré à Matthew, lui-même originaire de Taïwan et devenu un ponte new-yorkais. Matthew passe à côté d’une SDF allongée et dormant sur le trottoir. Contrairement aux nouveaux riches, il lui donne un quart de dollar, seule pièce qu’il possède dans sa poche, mais la jeune paumée lui demande s’il n’aurait pas une pomme.

Avec Robert Barr, on ne quitte pas les milieux de l’argent, avec Le sorcier de Wall Street. Une histoire boomerang qui met en scène un nouveau riche prétentieux et arrogant. Il a débuté petit, est devenu très grand, mais est resté rapiat. Par exemple il ne prend pas de ticket à l’unité pour voyager à bord du Wall Street Express, mais une carte d’abonnement que tous les jours le conducteur, l’ancêtre du contrôleur, poinçonne. Un matin Jim Blades a omis de se munir de ce fameux bon de voyage et Peter McKim lui réclame un dollar. Blades furieux demande, exige même que le lendemain sa carte soit poinçonnée deux fois. Rien n’y fait, McKim se retranche derrière le règlement. Et si Blades ne veut pas s’acquitter de la modique somme, il sera débarqué manu militari en rase campagne.

Avec Entrailles Daphnis Olivier Boelens nous propose de visiter une autre facette de Big Apple, méconnue et dangereuse : ses bas-fonds. Et bas-fonds est le mot adéquat, car des individus, ceux que l’on nomme avec mépris les rebuts de la société, vivent sous terre. Et ce n’est pas franchement folichon. Une parabole sur l’avenir de la société si les riches s’engraissent de façon éhontée et les pauvres, les déshérités, obligés de se cacher pour survivre. Une histoire assez absconse, à mon avis, et qui démarque par son approche sociologique des autres nouvelles du recueil.

Christian Surieux nous emmène, dans NY Velvet plus loin dans le temps, franchissant allègrement quelques centaines de siècles alors que la Terre n’est plus qu’une immense Zone de détritus. Tout a commencé au Bronx, avec l’accumulation de déchets, puis cela s’est étendu pour tout recouvrir. Cinq gamins férus de musique, la leur, une autre musique, ont décidé avec l’aide de leur manager Vernon Sullivan, de sonder les couches entreposées les unes sur les autres, et de récupérer des sons. David Bowie, Lou Reed, des images, Andy Warhol, et leur groupe devient le New-York Velvet. Une autre façon de décliner : Toute la musique que j’aime, elle vient de là, elle vient d’la bouse…

La musique, mais également l’art photographique ont inspiré Rémi Guyard qui fait revivre Robert Mapplethorpe, le célèbre photographe portraitiste américain, et Patti Smith, qui non contente d’être la marraine du mouvement punk, s’adonne aussi bien à la musique, à la chanson, à la poésie, à la peinture et à la photographie. Une fiction librement inspirée par ces deux icones dans Parce que la nuit…

Maintenant à vous de découvrir ce monde de teinté de noirceur et merveilleux à la fois. La ville qui attirait les immigrés alors que la Statue de la Liberté n’était pas encore érigée et qui représente encore de nos jours le symbole d’un monde nouveau. Une ville véritable parc d’attraction en grandeur inhumaine et pourtant si chaleureuse, vivante, musicale, entreprise de rêves et peut-être de déceptions. Voyagez avec tous ces auteurs, sans ressentir de déception justement car la qualité et la quantité sont garanties.

Voyagez dans le temps, d’hier ou de demain. Personnellement j’ai préféré les nouvelles qui montraient New-York hier, voire même aujourd’hui, à celles de demain. Hier représentait l’espoir, l’espérance pour de nombreux immigrés, Irlandais, Italiens, Chinois, et pour les Noirs qui n’étaient plus considérés comme des esclaves, ou ne devaient plus l’être. Demain est trop incertain, trop noir, trop pessimiste.

Les jeunes plumes côtoient les vieux routiers et nous font croquer dans la Grosse Pomme, et laissez-vous tentez comme Blanche-Neige à la dégustation d’un fruit rutilant même si parfois le ver est dedans car il n’en aura que plus de goût.

Il ne manque juste que la liste des morceaux musicaux placés en introduction des textes.

TABLE DES MATIERES:

Préface de Philippe Ward qui a également écrit une introduction à chaque nouvelle en se référant à chaque fois à une chanson ayant New-York pour thème. Les traductions sont assurées par Jean-Daniel Brèque.

Daphnis Olivier Boelens : Entrailles

Philippe Lemaire : Chronique Manna-hata

Patrick Planès : Brisants New-Yorkais

François Darnaudet : Retour à Sleepy Hollow

Estelle Faye : Gardens in the Desert

Fabien Clavel : Rome n’est plus dans Rome

Romain Dasnoy : Un Télégramme pour Manhattan

Chantal Robillard : Ex

Jean-Marc Lofficier : Sibilla à Tribeca

Alize Gabaude : Grace

Roger Facon : Les Visages Voilés de Ténèbres

Olivier Deparis : Conditionnés pour survivre¶

Meddy Ligner : Quand King Kong débarqua à New York

Anne Escaffit : Mon New York, Ta Lumière

Vincent Jounieaux : Mini York

Luce Basseterre : Ceux qui sont restés

Pascal Malosse : Nocturnes

Jean Mazarin : Adieu, Général…

Maxime Tedesco : Les Rêveurs de Brooklyn Island

Arnauld Pontier : Liberty Island

Eric Boissau : Des Vers dans la Pomme

David Criscuolo : Station Fantôme

Catherine Rabier : Skyline

Christian Surieux : NY Velvet

Robert Barr : Le Sorcier de Wall Street

Robert Barr : Opération Boursière

Pierre-A. Sicart : 25Ȼ

Cathy Coopman : La Dogwalkeuse

Michael Espinosa : Les Invisibles

Rémy Guyard : Parce que la nuit…

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Basket : Les Knicks

http://www.insidebasket.com/actu/new-york-knicks-saison-2015-2016-.htmlhttp://www.insidebasket.com/actu/new-york-knicks-saison-2015-2016-.html

Article du site INSIDE BASKET
Par Benjamin Giraudeau le 1 Oct 2015 09h00 BenGiraudeau

La Saison 2014/2015

Tout simplement la pire saison de l’histoire de la franchise. Pourtant l’espoir était de mise chez les supporteurs des Knicks avec l’arrivée en tant que président des opérations basket de Phil Jackson, l’homme aux 11 bagues de Champion. Celui-ci avait même déclaré lors de sa conférence de présentation « Il n’y a pas de meilleur endroit pour gagner que New York ». De suite il impose ces idées avec le débarquement du bon vieux Mike Woodson par Derek Fisher, après le refus de Steve Kerr qui effectuait là sont premiers gros coup de la saison. L’ambition du Zen Master est donc de faire revivre l’attaque en triangle, celle qui lui a permis de conquérir tant de succès. Mais les espoirs vont vite être douchés. Les défaites se succédant, les joueurs ne s’intégrant pas du tout dans le triangle. Ce qui conduit par ailleurs à un spectacle pour le moins affligeant de médiocrité.

C’est donc très vite que l’opération démolition va être mise en place. Iman Schumpert, JR Smith vont être envoyés à Cleveland ; Amar’e Stoudemire est quant à lui coupé ; Pablo Prigioni est expédié vers Houston. Et en échange les Knicks ne récupèrent rien ou quasiment rien, seulement des joueurs de bout de banc en fin de contrat. L’opération tanking est donc clairement affichée. Carmelo Anthony mettra même un terme à sa saison pour soigner un genou douloureux à la demande de son coach et de Phil Jackson. Il n’y a alors plus grand-chose à tirer de l’équipe, les esprits se focalisent déjà sur l’intersaison à venir. C’est donc une équipe de second couteux qui va terminer la deuxième partie de saison.

Et dans ce marasme on peut trouver quelques motifs de satisfaction. Avec notamment Langston Galloway le joueur non drafté qui a réussi à tirer son épingle du jeu et à même terminer dans la 2nd Team Rookie of the Year. On peut aussi citer Lou Amundson et Lance Thomas qui ont montré des choses intéressantes qui leur ont permis de se faire une place pour la saison à venir.

Bilan de la saison dernière

Bilan : 17-65

Classement : 15ème de la conférence Est ; 5ème de la division Atlantique

Attaque : 91,9 points marqués en moyenne par match (30ème attaque)

Défense : 101,2 points encaissés en moyenne par match (22ème défense)

Meilleur Marqueur : Carmelo Anthony avec 24,2 points par matchs (seulement 35 matchs joués)

Meilleur Rebondeur : Carmelo Anthony avec 6,6 rebonds par matchs

Meilleur Passeur : Jose Calderon avec 4,7 passes par matchs ( seulement 42 matchs joués)

Meilleur Intercepteur : Shane Larkin avec 1,2 steals par matchs

Meilleur Contreur : Lou Amundson avec 1,3 contres par matchs

Meilleur pourcentage : Cole Aldrich avec 47,8% de réussite

Effectif

Meneurs : Jose Calderon, Jerian Grant

Arrières : Arron Afflalo, Langston Galloway, Sasha Vujacic

Ailiers : Carmelo Anthony, Derrick Williams, Cleanthony Early, Lance Thomas

Ailiers Forts : Kristaps Porzingis, Kevin Séraphin, Lou Amundson

Pivots : Robin Lopez, Kyle O’Quinn, Thanasis Antetokounmpo

Le 5 Majeur

PG : Jose Calderon SG : Arron Afflalo SF : Derrick Williams PF : Carmelo Anthony C : Robin Lopez

Le Banc

Les Knicks se sont surtout renforcés dans le secteur intérieur avec des arrivées intéressantes comme Kevin Séraphin, Kyle O’Quinn. Deux joueurs qui vont apporter une vraie énergie en sortie de banc. En étant très agressif en défense et notamment aux rebonds.Mais aussi avec la possibilité de pouvoir aider sur le plan offensive disposant tout deux de bonnes mains.

Un secteur intérieur qui pourra aussi compter sur le rookie letton Kristaps Porzingis dont les débuts seront forcément scrutés. D’ailleurs il devrait être l’un des facteurs de la bonne saison ou non des Knicks en fonction de son intégration au jeu NBA. En tous les cas, il a bossé dur tout l’été pour pouvoir être prêt. C’est un joueur disposant d’un très bon shoot qui peut se défaire de n’importe quel défenseur, le problème étant sa défense.

Lance Thomas et Lou Amundson sont quant à eux de retour avec la particularité de connaître le triangle et de surtout de l’avoir plutôt bien assimilés.

Sur les lignes arrières, cela risque d’être un peu juste du côté de New-York. Le rookie Jerian Grant sera en charge de faire souffler le vieillissant Jose Calderon. Voir peut-être lui prendre sa place au cours de la saison. Le joueur qui pourrait même être l’une des révélations de cette saison, dû à son sens du jeu et ses qualités athlétiques. Langston Galloway voudra quant à lui confirmer sa belle saison rookie. On note aussi le retour de Sasha Vujacic mais qui a intégré l’effectif pour sa connaissance du triangle.

Les Plus

– Le retour de Carmelo Anthony. Le joueur n’a disputé que 35 matchs la saison dernière. Le retour du franchise player est une bonne nouvelle, surtout qu’il a pris le temps de soigner un genou qu’il le faisait souffrir depuis quelques saisons. Enfin débarrasser de ses problèmes physiques pourra-t-il prouver qu’il est capable de faire gagner sa franchise.

– Le fait que Jackson soit plus présent dans le coaching . On l’a vu la saison dernière Derek Fisher n’était pas prêt pour être coach. Le fait de voir le Zen Master se rapprocher du banc est forcément une bonne chose. Il va pouvoir guider Fisher ainsi qu’avoir une plus grosse influence sur le vestiaire, l’une de ses forces.

Les Moins

– Le calendrier du début de saison. Les Knicks vont souffrir dès l’entame de la saison. Ils n’auront pas le temps de se mettre en place qu’ils devront déjà jouer 9 adversaires qui étaient en playoffs la saison dernière. Ce qui pourrait entrainer une spirale négative dès la reprise et les conduire vers une nouvelle saison catastrophe.

– Le manque de certitudes. La saison qui s’avance est quand même une interrogation. À savoir si les recrues vont bien s’intégrer au triangle ? Porzingis est-il prêt pour la NBA ? Carmelo Anthony pourra t-il enfin guider une équipe vers la victoire ? Trop de questions pour y voir clair.

L’avis de la Rédaction

C’est partagé, certains pensent qu’ils se dirigent vers une nouvelle saison galère dans le fond de la conférence Est. Ou l’on parlera plus de l’intersaison 2016 et une possible arrivée de Kevin Durant que du jeu des Knicks. Quand d’autres voient une petite amélioration qui leur permettra de se mêler pour la bataille pour la 8ème place. La faiblesse de la Conférence Est leur permettant de ne pas être forcément dans le positif des victoires. S’ils arrivent à se glisser en playoffs, ils ne feront certes pas le poids mais ce sera déjà une sacrée amélioration.

Bilan Prévisionnel

38 victoires pour 44 défaites.

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